Plastiques d'origine biologique La start-up Furanova délocalise son installation pilote de FDCA 

Source : communiqué de presse Melanie Ehrhardt 3 min Temps de lecture

Furanova souhaite produire, à partir de sucre et d'électricité verte, une matière première destinée à la fabrication de bouteilles en plastique – tout en produisant par la même occasion de l'hydrogène. La start-up transfère désormais son installation pilote au parc chimique de Gendorf.

De gauche à droite : Dominik Gschwendtner, directeur général de l’ISG ; Christian Eichner, responsable de l’implantation ; le Dr Oliver Bolzern, PDG de Furanova ; le Dr Christian Keck, directeur des opérations de Furanova ; le Dr Christoph von Reden, directeur général de l’ISG.(Bild:  Heiner Heine)
De gauche à droite : Dominik Gschwendtner, directeur général de l’ISG ; Christian Eichner, responsable de l’implantation ; le Dr Oliver Bolzern, PDG de Furanova ; le Dr Christian Keck, directeur des opérations de Furanova ; le Dr Christoph von Reden, directeur général de l’ISG.
(Bild: Heiner Heine)

Le pôle chimique de Gendorf accueille un nouvel acteur issu du secteur des technologies industrielles « deep tech » : la start-up Furanova développe un procédé chimique destiné à la fabrication de matières premières biosourcées pour les plastiques et va transférer son installation pilote de Raubling à Gendorf. Avec cette démarche, Furanova entend transposer sa technologie à l'échelle pilote industrielle et jeter les bases de nouvelles phases d'expansion.

Dès l'automne 2026, Furanova emménagera dans des locaux de bureaux au sein du parc chimique. Viendra ensuite le transfert de l'installation pilote à Gendorf, qui doit être construite sur la zone d'implantation « Base ONE », spécialement conçue pour les start-ups deep tech. La mise en service est prévue pour le premier trimestre 2027. À terme, Furanova prévoit la construction d’une installation de démonstration, puis d’une usine de production au sein du parc chimique.

Matières premières d'origine biologique et hydrogène vert

Furanova développe une nouvelle technologie destinée à la production de matières premières d'origine biologique pour les plastiques de nouvelle génération. Ce projet permet également de produire de l'hydrogène vert. L’entreprise réunit ainsi en un seul procédé deux éléments essentiels pour réduire la dépendance vis-à-vis des matières premières fossiles et rendre l’industrie plus respectueuse du climat.

La mise en place de l'installation pilote à Gendorf doit permettre de tester cette technologie pour la première fois à l'échelle industrielle. Au cœur du procédé se trouve la production de FDCA (acide 2,5-furandicarboxylique), une matière première importante pour bioplastiques tels que le polyéthylène furanoate (PEF). 

Le sucre et l'électricité issue de sources renouvelables servent de matières premières. La mise à l'échelle prévue de cette technologie devrait permettre la création de nouvelles chaînes de valeur basées sur des matières premières renouvelables et favoriser le développement de matériaux durables et recyclables. À long terme, Furanova prévoit de créer entre 60 et 80 emplois sur le site de Gendorf. 

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Fort potentiel commercial pour le FDCA

Le potentiel de marché du FDCA est considérable : Furanova estime le marché des plastiques concerné entre 100 et 200 millions de tonnes, comprenant des applications telles que les bouteilles en PEF, les fibres en PEF et les films en PEF, ainsi que d’autres secteurs liés aux plastiques. Le PEF est entièrement recyclable et présente, entre autres, une meilleure barrière aux gaz que le polyéthylène téréphtalate (PET). Cela permet, par exemple, de mieux conserver le dioxyde de carbone dans les bouteilles en PEF. (me)

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